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  3. Hygiène hospitalière : pour des rires en toute sécurité

Les docteurs Rêves ont beau être rigolos, ils ne rigolent pas avec l’hygiène. Comme tout professionnel travaillant dans un contexte médical, ils sont sensibilisés à cette thématique durant leur formation et respectent à la lettre les principes d’hygiène hospitalière à chacune de leurs visites. Le tout en étroite collaboration avec le personnel soignant.

Ces derniers mois, il a beaucoup été question de « gestes barrières » et autres recommandations visant à prévenir la transmission de germes infectieux. Ces gestes essentiels, les docteurs Rêves les connaissent bien. En effet, avant de pouvoir exercer leur art dans les hôpitaux, les artistes de la Fondation suivent une formation d’une année, qui est notamment dispensée à l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source. « Nous leur donnons des points de repère sur le fonctionnement général d’un hôpital », commente Corinne Ghaber, Maître d’enseignement HES, « mais le sujet sur lequel nous insistons est celui de l’hygiène hospitalière en priorité. »

dre Didou et dre Méli-Mélo se lavent les mains à l'hôpital de Neuchâtel

Opération mains propres

Les mains sont le principal véhicule pour la transmission des infections, raison pour laquelle leur lavage et leur désinfection sont au coeur de ces mesures. Les docteurs Rêves suivent la même procédure à chacune de leur visite : lavage et désinfection des mains à l’arrivée dans le service et à sa sortie, le tout combiné à une désinfection systématique entre chaque chambre, après un contact direct avec un enfant et lors de la mise et du retrait d’un masque. «De plus, le port de bijoux (montre, bague, bracelet) est interdit, car il empêche un lavage des mains ou une désinfection correcte des mains», précise Corinne Ghaber.

«Les mesures d’hygiène s’appliquent aussi aux accessoires des drs Rêves»

Les docteurs Rêves viennent rarement à l’hôpital les poches vides, et là encore, rien n’est laissé au hasard. Instruments de musique, pompes à ballons, stylos ou doudous, tous les accessoires sont scrupuleusement nettoyés et désinfectés. Quant à leurs blouses colorées, elles sont réservées exclusivement à un usage hospitalier et lavées après chaque visite. À noter que cette procédure s’applique aussi aux chaussures.

Prise d’information au cœur du dispositif

Si la désinfection du matériel est importante en matière d’hygiène, la communication entre artistes et personnel de soin l’est tout autant. En effet, les docteurs Rêves doivent savoir pourquoi un enfant est à l’hôpital et si sa maladie est contagieuse.« Ainsi, les artistes et le personnel soignant peuvent définir ensemble l’ordre de la visite », explique Virginie Masserey Spicher, médecin référente de la Fondation et cheffe la section Contrôle de l’infection et programme de vaccination à l’Office fédéral de la santé publique. « Dans ce cas, la visite commence par les enfants qui ne doivent en aucun cas risquer l’infection, car leur système immunitaire est affaibli, et se termine en fin d’après-midi par les enfants souffrant d’une infection qui ne doit pas se propager », poursuit la spécialiste.

Adaptation au contexte sanitaire

Si la Fondation Théodora peut compter aujourd’hui sur la confiance de ses partenaires hospitaliers, c’est aussi en grande partie grâce au scrupuleux respect de ces mesures. Des mesures qui seront encore renforcées à l’avenir si nécessaire, en collaboration avec le personnel soignant, pour répondre au nouveau contexte sanitaire. Une démarche essentielle afin de pouvoir offrir, en toute sécurité, de précieux moments de rire et de joie aux enfants atteints dans leur santé.