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Distraction bienvenue en période d’incertitudes 

Les rencontres avec les docteurs Rêves sont devenues un élément indispensable du quotidien des petits patients, de leur famille, mais aussi du personnel soignant. Comme le confirment de nombreux professionnels de la santé, la suspension temporaire de ces visites l’an dernier a souligné l’importance de ces moments d’évasion.  

Depuis 28 ans, les artistes de la Fondation Théodora offrent aux enfants hospitalisés de précieux moments de rire et de joie. En raison de la pandémie, leurs visites ont été suspendues provisoirement pendant trois mois en mars 2020. Ces joyeux personnages aux tenues colorées ont soudainement disparu des couloirs des hôpitaux. Plus de ballons multicolores en forme d’animaux sur les lits des enfants, plus de douces notes de ukulélé dans le service de néonatologie et finis les éclats de rire parmi le personnel soignant à l’arrivée d’un docteur Rêves.

Un bienfait pour les enfants, les parents et les soignants

À l’Hôpital de l’Ile à Berne par exemple, les enfants et leurs parents ont espéré chaque semaine cette visite, en vain. «Pendant la période sans docteurs Rêves, on nous a régulièrement réclamé les visites», raconte Judith Bütikofer, directrice du service des hospitalisations. «lls détournent les patients, et souvent aussi leur famille, de situations pesantes et marquées d’incertitude.» Il s’est rapidement avéré que la présence des artistes Théodora était extrêmement précieuse à l’hôpital , même en période de pandémie. « Nos jeunes patients profitent énormément de ces visites qui les distraient de leur quotidien à l’hôpital», confirme Heidi Baumgartner, directrice des soins médicaux dans le service des enfants et adolescents. Mais ce ne sont pas seulement les enfants et leurs parents qui s’en réjouissent. « Pour les soignants aussi, la visite des docteurs Rêves est une formidable occasion d’oublier le stress et les tensions le temps d’un sourire», estime Astrid Forster, directrice du service ambulatoire.

«Nos jeunes patients profitent énormément de ces visites qui les distraient de leur quotidien à l’hôpital.»
Heidi Baumgartner, directrice des soins médicaux dans le service des enfants et adolescents

 

Présence positive en période difficile 

Heureusement, dans de nombreux établissements, les visites des docteurs Rêves ont pu reprendre et être maintenues pendant la deuxième vague. En plus des prescriptions d’hygiène strictes, la Fondation a mis en place d’autres mesures de prévention pour les artistes. « Nous sommes très contents de pouvoir compter sur les docteurs Rêves, tout particulièrement en cette période difficile», assure  Tom Riedel, médecin-chef et chef de département à l’Hôpital cantonal des Grisons. « Nous considérons que leurs visites se situent au même niveau que d’autres services paramédicaux et estimons qu’il est très important de pouvoir les maintenir.» Une volonté aussi affirmée du côté du CHUV, comme le confirme Barbara Tarditi, éducatrice cheffe de service et responsable de l’offre aux enfants et des espaces éducatifs : «Nous avions à cœur de maintenir une partie des activités proposées aux petits patients, dont les visites des docteurs Rêves, durant cette deuxième phase de la pandémie.»

A l’Hôpital de Bellinzona, le personnel soignant et les enfants sont heureux de pouvoir compter à nouveau sur les visites des docteures (de g. à dr.) Poppins, Farfalla et Oopsala.
Comme ici à l’Hôpital de Bellinzona, les soignants sont heureux de pouvoir compter à nouveau sur les visites des drs Rêves.

Nouvelle intégration dans les équipes de soins

Au Tessin aussi, on ne voulait pas renoncer une seconde fois aux précieuses visites des quatre docteures Rêves, notamment à l’Hôpital de Bellinzona. Luigi Caoduro, responsable des soins de l’Institut pédiatrique du Tessin, met en avant le travail qu’effectuent main dans la main les équipes de soins et les docteures Rêves, même pendant la pandémie. « Il se crée un lien particulier entre les artistes et les jeunes patients, et ce encore plus avec les malades chroniques. C’est ce qui nous a amenés à encourager davantage l’intégration des docteurs Rêves dans les soins et aussi à réaliser certaines thérapies coordonnées », explique M. Caoduro. « Les résultats sont exceptionnels, car lorsque le rire est l’élément central, les peurs se dissipent.»